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Normand Perry
L’économie mondiale menacée d’éclatement par le pétrole.

jeudi 29 mai 2008

Sommes-nous aussi impuissant qu’on veut bien nous le faire croire face à l’appétit insatiable des pétrolières ?

Les consommateurs que nous sommes individuellement et collectivement, possédons un pouvoir qui est celui de dépenser où bon nous semble, selon nos valeurs éthiques, selon l’offre la plus compétitive et selon d’autres variables à la discrétion de chacun d’entre-nous.

Face à la montée fulgurante des prix de l’énergie, particulièrement du domaine pétrolier, nous devons avoir à l’esprit que l’appétit vorace des pétrolière risque de mettre en péril tout le système économique mondial. Déjà nous en ressentons directement les effets sur nos budgets familiaux depuis le début de l’année 2008 où les prix moyens à la pompe du litre d’essence est passé de $1.00 (déjà un prix scandaleux) à bientôt $1.50

Cette montée en flèche des prix du litre d’essence risque de mettre en péril dès maintenant toute l’industrie touristique québécoise (lieux de divertissement, d’hébergement et de repas) ; risque de provoquer une inflation de l’ensemble des biens de consommation devant parcourir des distances routières avant de se retrouver sur les tablettes de nos magasins, en commençant par les produits alimentaires de base et nécessaire la vie quotidienne (pain, lait, beurre, fruits, légumes et viandes) ; risquant d’affamer encore davantage des pays déjà en état de crise alimentaire. L’inflation nous guette et une inflation trop grande met en péril les bas taux d’intérêts dont nous bénéficions depuis quelques années aussi sur nos prêts hypothécaires et bancaires. Cela est sans parler de la paix sociale mise à rude épreuve même au sein des pays industrialisés.

C’est toute l’économie mondiale qui risque de verser dans une crise sans précédent depuis 1929 ! Allons-nous devoir nous retrouver bientôt en file indienne pour réussir à manger une soupe ?

Il existe pourtant quelques moyens de contrer les pétrolières.

Par exemple en réduisant notre vitesse sur les autoroutes. J’ai récemment fait l’expérience suivante donnant des résultats concrets : ma vitesse moyenne sur l’autoroute est passé de 100-110 km/h à 80 km/h. Lorsque ma moyenne de vitesse était à son plus haut (110 km/h) mon réservoir d’essence pouvait donner un maximum de 350 km. Maintenant que ma vitesse a été réduite à 80 km/h ce même réservoir procure un rendement de presque 600 km. C’est un peu moins que le double. Pas besoin de faire de démonstration plus éloquente que celle-là pour vous dire que le budget énergétique s’en ressent de manière positive.

Une autre façon de mener une guerre aux pétrolières est de faire des petits remplissages d’au maximum 5 dollars d’essence par station et de payer avec une carte de crédit. Les frais encourus à chaque opération s’additionnent pour le commerçant (en choisissant une bannière d’une grande pétrolière) devant le payer à l’émetteur de la carte de crédit.

Avec quelques moyens, nous disposons d’armes efficaces pour obliger les pétrolières à faire marche arrière dans leur stratégie agressive actuelle.

Le consommateur a le gros bout du bâton : servons-nous en collectivement !

Normand Perry.




Réactions

  • > L’économie mondiale menacée d’éclatement par le pétrole.
    29 mai 2008, par Marcel Sarazin
    70.82.220..***
    Maudit que j’aime votre philosophie de voir les choses face à cette gourmandise pétrolière, sans oublier pour autant, les gouvernements, qui eux aussi génères des profits considérables. Mais pour une raison que j’ignore, c’est assez difficile de conscientiser les québécois pour les faire bouger dans un plan stratégique. On dirait que tout le monde fait sa petite affaire en critiquant seul dans leur coin en refusant d’agir, tous avec leurs raisons justifiables. Nous avons le gros bout du bâton c’est vrai, mais personne veut s’en servir.


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